News

15.04.2010

LAST MONTH IN BURMA - LE MOIS DERNIER EN BIRMANIE

Newsletter BCUK - Mars 2010.pdf

30.03.2010

Conférence de presse – Le 31 mars 2010

Actions Birmanie– en association avec quatre Parlementaires belges membres du groupe des Elus pour la Birmanie,  vous invitent à la conférence de presse qui sera organisée  ce mercredi 31 mars  à la Maison des Parlementaires, rue de Louvain 21 (salle Rotonde 0), de 12h00 à 13h00  afin de présenter les principales conclusions de la mission d’information organisée fin mars à la frontière Thaïlandaise –

La mission :

Cette mission aura tout d’abord  permis de récolter de nombreux témoignages  sur  l’ampleur de la répression qui s’abat actuellement sur les minorités ethniques situées à l’Est de la Birmanie: destruction systématique des villages, déplacements forcés,  viols, esclavage, enrôlement d’enfants soldats, tortures et assassinats constituent le lot quotidien d’une population terrorisée, à la rencontre de laquelle  nous sommes allés lors d’une brève incursion  en territoire Karen. Le peuple Karen est soumis depuis plusieurs mois à une offensive d’intensité redoublée par  l’armée Birmane. 
Cette mission a par ailleurs été l'occasion de rencontrer  les différents acteurs de la société civile en exil, engagés pacifiquement en faveur du changement.  Qu’ils soient hommes politiques, journalistes, médecins, moines ou simples citoyens, tous en appellent à la communauté internationale afin qu’elle soutienne leur combat pour une Birmanie libre et démocratique. 

4 priorités :

Les quatre grandes priorités qui seront défendues au cours des semaines à venir dans le cadre d'interpellations parlementaires consacrées à la situation en Birmanie, seront également commentées: 

1. Soutien de la Belgique à la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par le régime Birman et dénoncés dans le rapport publié récemment par M Quintana, rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme.
2. Cessation immédiate des attaques contre les minorités ethniques;  maintien de l'aide humanitaire et renforcement de la protection des camps de réfugiés installés à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.
3. Rejet de la farce électorale qui devrait être organisée fin d'année par la junte militaire au pouvoir, en conformité avec la décision prise ce lundi 29/3 par le parti d'Aung San Suu Kyi.

4. Maintien et renforcement des sanctions ciblées à l’encontre du régime Birman aussi longtemps que des progrès tangibles ne seront pas intervenus en matière de démocratisation et de respect des droits de l’homme.

5 intervenants :

- Juliette Boulet (Ecolo)
- Benoît Bourtembourg (Actions Birmanie)
- Jean Cornil (PS)
- Georges Dallemagne (cdH)
- Karine Lalieux (PS)

Contacts Presse

  Pierre-Yves Gillet : +32(0)495/252488    
  Benoît Bourtembourg : +32(0)478/980670 

Video de la conférence de Presse

Reportage de la RTBF radio

Françoise Wallemacq a pu accompagner, il y a un mois, une délégation de parlementaires belges à la rencontre de l’opposition birmane. Un bilan bien peu encourageant à l'approche des élections.

Ecouter le reportage en ligne >>          

29.03.2010

« Le Conseil des Droits de l’Homme doit soutenir le rapport et les recommandations du Rapporteur Spécial sur les Droits de l’Homme en Birmanie ».

Communique - FIDH_BLC_ALTSEAN_ITUC - 23 mars 2010.pdf

12.03.2010

Elections 2010: Aung San Suu Kyi et les prisonniers politiques interdits de participer

9 mars 2010 - Le régime militaire en Birmanie annonce aujourd’hui sa «Loi de la Commission de l’Union électorale» (State Peace and Democracy Council Law No. 1/2010) et sa «loi sur l’enregistrement des partis politiques (State Peace and Democracy Council Law No. 2/2010). Ces lois ont été signées par Than Shwe, et publiées dans le journal d'aujourd'hui.

Une version anglaise de ces lois sera bientôt disponible. En attendant, voici quelques points que nous voudrions mettre en évidence.
 
 (1) Avec la “Union Election Commission Law” (la Commission de l’Union électorale) le régime va bientôt constituer la Commission électorale avec ceux qui ont sa confiance.
Le régime autorise la Commission à convoquer des élections et lui donne le pouvoir de prise de décision finale, concernant le report des élections, le rejet, le suivi, la formation de sous-commissions, la formation des groupes, la compilation de la liste des votants admissibles, en formant des tribunaux pour juger les contentieux électoraux, le financement de sous-commissions, etc.
Le régime autorise également la Commission à gérer, à superviser et à diriger les partis politiques. (Articles 4 et 10).
 
 (2) Avec la “Political Parties Registration Law” (loi sur l'enregistrement des partis politiques), le régime interdit la formation et la participation d'un parti politique à :
-tous les moines, toutes les religieuses et les leaders d'autres religions,
-tout le personnel gouvernemental,
-tous les prisonniers politiques et les prisonniers,
-tous les étrangers,
-tous  les membres de et ceux liés à des associations illégales et les groupes d'insurgés (Articles 4 et 10).

L'Article 6 de la loi prévoit que les partis politiques sont tenus de présenter un engagement par écrit dans la demande à la Commission, en précisant qu'ils respecteront et protégeront la Constitution de 2008.
L'Article 12 prévoit que tout parti qui n'est pas en mesure d'aligner au moins trois candidats à l'élection, n'est pas autorisé à continuer d'exister. L'Article 12 stipule également que le parti qui ne rejette pas ses membres (ceux qui ne sont pas éligibles pour être membres du parti tels que décrit dans l'Article 10) ne devrait pas être autorisé à exister.

L'Article 25 précise que les partis politiques existants, tels que la National League for Democracy (NLD), sont tenus de présenter une demande à la Commission s’ils veulent continuer d'exister, dans les 60 jours suivant la date de l'annonce de la loi. La Commission décidera si elle le leur permet ou non, conformément à la loi.

S'il n'y a pas de demande dans les 60 jours venant d'un parti politique existant, il sera considéré que ce parti est déjà automatiquement supprimé. Selon cet Article 25, la LND a 60 jours pour décider si elle soumettra une demande à la Commission pour sa pérennité, et ceci à partir du 9 mars 2010. La Commission acceptera ou rejettera sa demande. Comme d'autres, pour l'enregistrement de nouveaux partis, la LND a aussi besoin de prendre un engagement par écrit, précisant qu'elle respectera et protégera la Constitution de 2008. Si la NLD décide de se ré-enregistrer à la Commission, il sera demandé, par la Commission, d’exclure Daw Aung San Suu Kyi et d'autres dirigeants et membres qui sont dans les prisons, conformément aux Articles 4 et 10. Même ainsi, la LND ne sera autorisée à exister que si elle présente au moins 3 candidats à l’élection.

14.02.2010

LAST MONTH IN BURMA -LE MOIS DERNIER EN BIRMANIE - Infos en provenance et au sujet de la Birmanie

Pour vous abonner à “Last Month in Burma” ( en anglais ) , il vous suffit d’envoyer un e-mail  vierge à : lastmonthsubscribe@lists.burmacampaign.org.uk

 

2 000 villageois Karen fuient les attaques de l’armée birmane

 

Plus de 2000 villageois Karen ont été forcés de fuir leurs foyers à la suite d’attaques commises par l’armée birmane, selon les Free Burma Rangers (FBR – patrouilleurs birmans libres), une organisation d’aide qui travaille dans les zones de conflit à l’Est de la Birmanie. Au moins quatre villageois ont été tués par balle et un corps a été retrouvé décapité. Les rapports des FBR signalent que ces récentes attaques ont commencé lorsque deux villageois furent tués par balle et 10 maisons brûlées dans le village de Keh Der,  le 17 janvier, dans le secteur de Ler Doh.

Malgré les milliers de personnes déplacées dans l’Est de la Birmanie au cours du mois de janvier, le gouvernement thaïlandais semble planifier un retour forcé de 3 000 réfugiés Karen qui avaient fui vers la Thaïlande en juin 2009 pour échapper aux combats. En étant obligés de rentrer en Birmanie, les réfugiés risquent la mort, l’esclavage ou l’enrôlement forcé dans l’armée birmane. La zone de l’état Karen où les réfugiés seraient renvoyés foisonne de terrains minés. En outre, le secteur est dorénavant sous le contrôle de la DKBA, une organisation liée à la dictature militaire, qui est coupable d’atroces violations des droits de l’homme contre des civils.

 

 

On ne peut danser seul : Les USA en Birmanie

 

Kurt Campbell, un haut diplomate américain qui s’est rendu en Birmanie en novembre, a exprimé sa frustration face au manque de réponse des dirigeants birmans à la suite des récents efforts diplomatiques initiés.

En s’adressant au Congrès le 21 janvier, M. Campbell a dit : “Nous tentons de faire ce premier pas...mais j’insiste pour souligner que l’on ne peut pas danser seul sur la piste de danse”.

Campbell a également annoncé que l’administration américaine a formellement revu sa politique vis à vis de la Birmanie et réaffirmé ses objectifs fondamentaux : un gouvernement démocratique respectant les droits de son peuple et en paix avec ses voisins.

“Une politique d’engagement pragmatique avec les autorités birmanes permet tous les espoirs de progressions vers nos objectifs. Avec cette approche, les sanctions américaines resteront en place jusqu’à ce que les autorités birmanes démontrent qu’elles sont prêtes à faire des progrès réels concernant les principales inquiétudes des USA” a-t-il déclaré. “Les dirigeants de l’opposition démocratique birmane nous ont confirmé leur soutien dans cette approche.”

 

 

Than Shwe promet des ‘Elections’ cette année

 

 

Le 4 janvier, dans son message du Jour de l’Indépendance, le dirigeant du régime Than Shwe a réitéré que des élections auraient lieu cette année et a prévenu les électeurs « de faire les bons choix » et de « rester vigilants […] contre les dangers présentés par les néocolonialistes ». Cependant, aucune date spécifique n’a été donnée pour ces élections.

Le mouvement birman pour la démocratie et les groupes ethniques ont quant à eux rejeté en bloc les élections et la nouvelle constitution dans leur forme actuelle.

 

La Junte brade les propriétés de l’État

 

Le régime a annoncé qu’il allait vendre plus de 100 bâtiments et usines appartenant à l’État, dans le cadre de la toute dernière vague de privatisations. Cependant, il est probable que les principaux bénéficiaires soient les familles et acolytes commerciaux du régime, qui peuvent acquérir des propriétés à prix cassés.

“Leurs antécédents [ceux de la Junte] ne sont pas bons. De nombreuses entreprises autrefois publiques sont simplement devenues des monopoles privés,” a déclaré Sean Turnell, un économiste de l’université australienne Macquarie. « Le plus grand danger lorsque l’État vend ses actifs réside dans le fait qu’ils peuvent être vendus pour des prix ridiculement bas à leurs acolytes. Ce danger est très patent en Birmanie, » a-t-il dit.

L’un des plus grands acheteurs de propriétés de l’État l’an dernier était Tay Za, un acolyte connu de la Junte birmane qui a été ciblé par des sanctions internationales. En décembre, il a également remporté un contrat majeur de construction de deux barrages pour des centrales d’énergie hydraulique.

Certains observateurs pensent que le régime essaye d’assurer la protection des intérêts économiques durant la période précédant les élections grâce à des accords plaçant la direction des industries-clés dans les mains de leurs fidèles acolytes commerciaux. Ces politiques économiques sont conçues pour permettre au régime de conserver le contrôle de la plupart des richesses et des ressources du pays.

La Birmanie a été classée cinquième pire pays du monde et deuxième d’Asie lors d’un sondage mondial sur la liberté économique. L’ “Indice 2010 de la liberté économique”, publié par la Heritage Foundation et le Wall Street Journal en janvier, a découvert que les libertés d’investissements et de commerce en Birmanie sont « extraordinairement faibles », en raison de la corruption, de la mauvaise gestion financière et de l’interférence répressive du régime.

 

La résurgence de la culture de l’opium sous le contrôle de la Junte en Birmanie

 

Un nouveau rapport, ‘Poisoned Hills’ (les collines empoisonnées) publié par la Palaung Women’s Organization, révèle que la culture de l’opium dans l’état Shan, au nord du pays, a augmenté fortement au cours des trois dernières années dans des secteurs contrôlés par le gouvernement militaire en place.

Le rapport signale que les secteurs de culture d’opium ont été jusqu’à quintupler dans les townships de Mantong et de Namkham entre 2006 et 2009 pour atteindre 4 500 hectares. Ceci est beaucoup plus élevé que les estimations des études annuelles du bureau des narcotiques et des crimes des Nations Unies (United Nations Office of Drugs and Crime).

Il révèle aussi que les autorités locales, les bataillons de l’armée et les milices pro-gouvernementales bénéficient des « taxations » sur les fermiers de l’opium. Les équipes officielles “anti-drogue”, au lieu d’éradiquer les champs de pavot, soutirent des sommes élevées aux fermiers locaux et laissent les plantations intactes.

 

La Birmanie est « la pire des pires » dans l’indice de la liberté

 

La Maison de la Liberté (Freedom House), un organisme  qui surveille les droits démocratiques et politiques dans le monde a classé la Birmanie parmi les “pires des pires” dans son enquête annuelle.

 

L’ILO étend le mécanisme de surveillance du travail forcé

 

Le Bureau International du travail – BIT  (International Labour Organization - ILO) a renouvelé son accord avec le régime pour surveiller les plaintes de travail forcé pendant un an de plus. L’ILO a d’abord signé un accord avec la Birmanie en 2007, mais l’ILO reste frustrée de par le manque de progrès sur le travail forcé en Birmanie.

En novembre, l’ILO a critiqué la Birmanie quant à son échec de l’abolition du travail forcé et à l’emprisonnement des victimes du travail forcé qui se sont plaintes. Ils ont également dit que si la situation n’est pas résolue rapidement, ils « examineraient les implications légales du manquement à se conformer ».

 

Les journalistes reçoivent de longues peines d’emprisonnement

 

Un journaliste travaillant pour le Democratic Voice of Burma ( DVB) , Ngwe Soe Lin, aussi connu sous le nom de Tun Kyaw, a été condamné à 13 ans de prison le 27 janvier. Il avait été arrêté le 26 juin 2009 à Rangoon et accusé sous le coup de l’Acte relatif à l’électronique et l’immigration, qui est souvent utilisé par la Junte pour emprisonner les reporters caméraman

Ngwe Soe Lin jouait un rôle vital en filmant les vies des enfants laissés orphelins par le cyclone Nargis en 2008. Son travail avait été utilisé dans un documentaire “les orphelins du cyclone de Birmanie », passé sur Channel 4 au Royaume Uni et dans plusieurs autres pays. Associé avec un autre journaliste du DVB, Zoro, il a gagné le prix Rory Peck 2009 du meilleur documentaire.

Ngwe Soe Linn est le deuxième journaliste du DVB à être condamné en un moins d’un mois. Le 30 décembre 2009, le journaliste au DVB, Hla Hla Win avait été condamné à 27 ans de prison après avoir été arrêté

Publié par The Burma Campaign UK, 28 Charles Square, London N1 6HT

www.burmacampaign.org.uk tel: 020 7324 4710 fax: +44 20 7324 4717

pour les droits de l’homme, la démocratie et le développement en Birmanie

 

 

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