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22.02.2011

Les dictatures finissent mal en général

"Autant personne n'imaginait possible la chute d'un seul despote arabe il y a quelques semaines encore, autant on ne voit pas aujourd'hui comment aucun d'entre eux pourrait être épargné, sinon renversé par le vent de révolte qui souffle sur la région.
 
A l'étonnement des despotes, qui se pensent encore inamovibles quand on voit déjà qu'ils s'agrippent désespérément à leurs trônes, répond l'étonnement des gouvernements et des opinions publiques, en particulier ceux d'Europe. Il n'y a finalement que les premiers concernés, c'est-à-dire les populations arabes elles-mêmes, pour ne pas s'étonner de ce que l'insupportable finit par causer l'inévitable.
Car, tout invincibles qu'ils paraissent, le tyran – le mot date du VIIIe siècle avant Jésus-Christ – et sa dynastie finissent toujours par tomber. Qu'est-ce qui fait qu'un régime dictatorial ou totalitaire s'écroule un jour par la seule force d'un peuple désarmé, soufflant un château de cartes qui passait pour une forteresse ? Les pays occidentaux – des démocraties ! – le réapprennent aujourd'hui laborieusement : on ne peut éternellement aller à l'encontre de l'intérêt et de la volonté du peuple.
Les tyrannies résultent d'un équilibre où, pour un temps, la volonté du peuple rejoint parfois la soif de pouvoir de son maître. Lesquelles à leur tour sont acceptées avec complaisance par des partenaires étrangers qui finissent toujours par y trouver un intérêt.
La chute des dictateurs arabes nous réapprend une vérité que l'on ne prêchait que par idéalisme, alors que le réalisme devrait l'imposer tout autant : le respect des peuples et de leurs volontés est la meilleure garantie de stabilité, de développement et de paix.
La perspective de chaos qui se dessinait lundi soir en Libye dans l'hypothèse d'une chute du colonel Kadhafi, indique, hélas par l'absurde et sans doute au prix de bien d'autres drames encore, que la stabilité maintenue par la force et l'oppression n'est qu'illusion. Ce n'est pas qu'une question de morale, mais aussi d'intérêt. Pour les peuples concernés, mais aussi pour les puissances qui avaient cru bon de transiger avec leurs despotes".

21.02.2011

Les Parlementaires Européens pour la Birmanie font le point sur la situation actuelle et les pespectives d'avenir

Des organisations de promotion des droits de l'homme et de la démocratie en Birmanie se sont réunis du 12 au 15 février 2011 à Prague, en République tchèque,  pour discuter des questions touchant à la Birmanie et ont  appelé l'Union Européenne à tout mettre en œuvre pour pousserle régime birman à entamer de vraies réformes démocratiques. Václav Havel, l'ancien Président de la République tchèque, a fait l'allocution d'ouverture de la conférence "Elections en Birmanie/Myanmar et la politique européenne" ("Elections in Burma/Myanmar and the European Policy“), organisée par le Ministère des Affaires étrangères Tchèque en coopération avec l'organisation People in Need, qui a eu lieu le 15 février 2011.

Les membres du Réseau Européen sur la Birmanie - European Burma Network (EBN)  ont exprimé leurs vives préoccupations face au manque total d’amélioration de la situation des droits de l'homme en Birmanie, et l'absence de tout progrès vers une véritable démocratisation.  
L’EBN rassemble des organisations européenne de promotion des droits de l'homme et de la démocratie en Birmanie, et travaille en solidarité avec le mouvement démocrate birman.
 

Ils ont demandé à l'Union européenne de "s'engager à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter ce dialogue [dialogue tripartite entre la Junte, le mouvement démocrate birman et les groupes ethniques], établissant comme critères prioritaires d’évaluation de l’évolution de ce processus la libération de tous les prisonniers politiques et un cessez-le-feu à l’échelle nationale». 

Le Comité exécutif du Caucus interparlementaire européen sur la Birmanie (European Parliamentary Caucus on Burma - EPCB) s'est aussi  réuni  à cette occasion afin de discuter de ses stratégies et de la prochaine révision de la décision européenne commune de l'Union Européenne.  L’EPCB a été fondé en juin 2008 afin de sensibiliser l’Europe à la "cause birmane" et pour promouvoir les droits de l’Homme et la démocratie. Actuellement ce comité comprend 125 parlementaires européens provenant de 18 pays différents.

Declaration du Reseau Europeen sur la Birmanie.doc
Declaration du Caucus interparlementaire europeen sur la Birmanie.doc

19.02.2011

"The EU should keep the sanctions in place or else human rights will be even more at risk"

“If Europe’s economic sanctions against the Burmese government are not kept in place, human rights would be hea vily affected.” This is what Burmese leader Aung San Suu Kyi stated today during a long phone call with Cecilia Brighi, in charge of the Asia division of the CISL International Department. The Burmese leader thanked the CISL for its strong support of democracy, labour rights, and the Burmese trade union. She expressed appreciation for the union’s commitment and the “Let’s adopt a Burmese union representative” campaign launched by CISL General Secretary Raffaele Bonanni.

“Workers’ rights are denied in Burma and workers have no voice,” Aung San Suu Kyi stressed during the call, asking also for a commitment by the CISL and the global trade union with regard to the ILO (International Labour Organization), to make the mandate of said agency go beyond combating forced labour to also cover the violation of workers’ rights and the ban on freedom of association. The Nobel Peace Prize winner expressed her fears over the legislative initiatives on the freedom of association which the junta intends to implement with the new Parliament, which must not be supported, because it is totally dominated by the junta.

Aung San Suu Kyi said she is very concerned about the European Union’s contradictory stance on the sanctions: “It is important for the trade union to ask that the European Union keep the economic sanctions in place, and that Europe remain united on this matter. Italy’s role in this sense is fundamental,” she emphasized. For its part, the CISL confirmed the request for a real monitoring of the implementation of the sanctions and the compliance with the ban on trips by European ministers to Burma. The Burmese leader expressed her thanks for the concerns expressed by the CISL for her safety which, after the recent threats by the junta, is at serious risk.

The Burmese leader asked Cecilia Brighi to keep in touch because the union’s commitment is important and a source of great encouragement to those who are working for democracy in Burma. Aung San Suu Kyi also expressed the hope that she will soon be able to meet CISL General Secretary Raffaele Bonanni, to whom she will send a letter of thanks, in Burma.

03.02.2011

Communiqué d'Actions Birmanie

Actions Birmanie salue la position de principe adoptée par la Belgique en faveur de la mise en place d'une Commission spéciale des Nations Unies pour enquêter sur les crimes de guerre et sur les crimes contre l'humanité commis en Birmanie (Myanmar).

AB_CP_20110203_FR.pdf
AB_CP_20110203_NL.pdf
AB_PR_20110203_ENG.pdf

02.02.2011

Tunise, Egypte, ....BIRMANIE?

Les despotes tombent! L'onde de choc parviendra-t-elle en Birmanie? 
 
Comme le soulignait très justement JP Rémy dans les colonnes du Monde, "Des régimes à bout de souffle, une corruption vertigineuse, une nomenklura qui s'approprie les ressources et les leviers de l'Etat, tandis que les prix montent en même temps que la colère.  Voilà qui doit rappeler quelque chose à d'autres peuples".
Aung San Suu Kyi ne s'y est pas trompée, en transmettant ce message aux Tunisiens et Egyptiens qui ont osé bravé leurs dictateurs: «Je souhaite que vous sachiez que nous sommes tous avec vous, que ceux à travers le monde qui veulent la liberté se sentent en prise avec d’autres personnes qui luttent pour la liberté. Je pense qu’il est normal que la population soit fatiguée après plusieurs années de régime autoritaire», a-t-elle ajouté: «il est nécessaire de garder la tête froide (…) et de ne jamais perdre espoir et de continuer.»
 
Pourquoi ne pas se mettre à rêver?