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08.08.2013

Communiqué d'Info-Birmanie : 25 ans après le massacre d’août 1988

A l’occasion du 25ème anniversaire des manifestations de 1988, Info Birmanie appelle le gouvernement birman à reconnaître les atrocités commises durant des décennies de dictature militaire et à diligenter une enquête pour tenir pour responsables les auteurs de ces abus.

Le 8 août 1988, des manifestions massives en faveur de la démocratie, ont eu lieu dans toute la Birmanie, menées par les étudiants et les moines. Face au soulèvement populaire, l’armée répondait par la répression, causant la mort de 3000 personnes ainsi que des milliers d’arrestations.

Selon Info Birmanie : « Rien n’a été fait pour que justice soit faite : aucune prise de responsabilité, aucun processus allant dans le sens de la vérité et de la réconciliation ».

Thein Sein continue de nier les violations des droits de l’homme perpétrées dans le passé et sous son mandat et soutient une constitution antidémocratique qui garantit l’immunité judiciaire à tous les membres du gouvernement, pour les crimes perpétrés dans le passé.

Le 30 mars 2011, lors de son premier discours au Parlement en tant que Président, et plus de 20 ans après le massacre des étudiants des manifestations de 1988, Thein Sein a affirmé qu’  « en 1988, la Tatmadaw (l’armée birmane) ¬¬a sauvé le pays de la détérioration des conditions dans différents secteurs et a reconstruit le pays. »

En 2013, quand journaliste de la télévision française lui demanda s’il regrettait ce qu’il s’était passé durant les années de la dictature, Thein Sein, refusait toujours de condamner le comportement de la junte militaire sous la dictature : « De notre point de vue nous avons agi pour le bénéfice du peuple. L’opposition peut penser que nous avons mal agi mais à notre avis c’était pour le bien de la population. Donc c’était une bonne politique. Personne ne peut dire qui a eu raison ou qui a eu tort.»

L’anniversaire des manifestations de 1988 nous rappellent ainsi que les actions passées n’ont pas été  expiées et que les violations passées restent ignorées. « Le gouvernement birman dit vouloir apprendre des erreurs du passé, mais comment est-ce possible s’il ne reconnait pas ses fautes »  a déclaré Info Birmanie. « Il est grand temps qu’il soit mis face à ses responsabilités et qu’il mette en œuvre un véritable processus de réconciliation nationale ». Sans cela, la réforme politique et la fin des violations des droits de l’homme ne seront pas possible.

La communauté internationale doit exhorter le gouvernement birman à admettre la culpabilité de la junte militaire, et à mettre fin au rôle prédominant de l’armée,  notamment en entamant une réforme constitutionnelle.

Enfin, la communauté internationale doit prendre conscience, qu’en dépit des réformes, de sérieuses violations des droits de l’homme continuent d’être perpétrées en Birmanie depuis que Thein Sein est président.

Contact presse :

Célestine Foucher

0762806133

03.07.2013

Empêchons un génocide en Birmanie

Avaaz appelle à agir au plus vite car la survie des Rohingya ne tient aujourd'hui qu'à un fil. Les appels à l'extermination des personnes appartenant à cette minorité se multiplient tandis que les violences commises à l'encontre s'intensifient.

"Les génocides se produisent quand personne ne réagit à leurs signes avant-coureurs, comme ceux que l’on voit aujourd’hui en Birmanie. Les Rohingya sont un peuple très pauvre et pacifique. Ce qui leur est reproché? Avoir une couleur de peau plus sombre et «voler les emplois» du reste de la population. Ces 800 000 personnes pourraient être exterminées si nous n’agissons pas. Nous avons abandonné trop de peuples. N’abandonnons pas les Rohingya" (Source: Avaaz.org)

Agissons pour empêcher la survenance d'un génocide à l'encontre de la minorité Rohingya en Birmanie en signant maintenant la pétition d'Avaaz:

https://secure.avaaz.org/en/we_said_never_again_c/?bYWXhab&v=26520

 

04.04.2013

Aung san Suu Kyi : en finir avec l'idôlatrie

Pour lire l'article, cliquez sur le lien suivant : http://blogs.mediapart.fr/blog/frederic-debomy/030413/aung-san-suu-kyi-en-finir-avec-lidolatrie

 

02.04.2013

La Birmanie est-elle vraiment sur la voie de la démocratie ?

Vous pouvez retrouver toutes les interventions en cliquant sur le lien suivant : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_la-birmanie-est-elle-vraiment-sur-la-voie-de-la-democratisation-chat-a-12h?id=7958617

28.03.2013

Rencontre au Ministère des Affaires étrangères

Actions Birmanie et la FIDH se sont rendus au Ministère des Affaires étrangères où ils ont pu rencontrer des représentants du cabinet Reynders ayant participé à la mission diplomatique du mois de mars 2013.

Ils ont fait part de leur circonspection à l'égard de la situation actuelle notamment en regard des violences persistantes à l'encontre des minorités ethniques, du maintien en détention de plusieurs centaines de prisonniers politiques, de la non révision de la Constitution, de l'absence de cadre normatif permettant de protéger les citoyens contre l'expropriation de leur terre, etc.

Ils ont adressé, au nom du réseau EBN, une lettre à l'attention du ministre plaidant pour le maintien d'une suspension des sanctions européennes à l'égard de la Birmanie en raison de la non satisfaction par les autortés birmanes des objectifs fixés par l'Union européenne.

La lettre est consultable en cliquant sur le lien ci-dessous.

Lettre a Didier Reynders a propos du renouvellement de la position commune de l Union europeenne a l egard de la Birmanie.pdf